Voyages

La haute Corse – Bastia

L’énergie là-bas est superbe, comment pourrait-elle être autrement entourée de la force inégalable de la Montagne et de la mer en même temps. Les paysages vallonnés sont sublimes et invitent au sport, aquatique ou terrestre. Je me fais donc le plus possible de marche et de nage, et mange des pastèques Corses savoureuses. Je ne peux pas profiter de certaines spécialités ayant fait le choix de devenir végétarienne au profit des animaux et de mon bien-être. La musique est très présente ici, les gens aiment chanter, le chant Corse est très beau et j’ai pu assister à des concerts gratuits en plein air, si tu rajoutes la vue, tu es bien, même très bien, voir très très bien .

“Le soleil a tant fait l’amour à la mer qu’ils ont fini par enfanter la Corse.”  Antoine de Saint-Exupéry.

Cet été pour la première fois j’ai rencontré la Corse. Un peu avant l’atterrissage mes yeux s’émerveillent déjà, c’est une belle journée, et je découvre la Corse vue du ciel, un paysage magnifique, varié et vallonné. Entre les montagnes, la mer, la forêt et les criques mon coeur s’emballe.

Arrivée à l’aéroport l’hôtesse m’annonce la couleur: “Bienvenue sur l’île de beauté” . Mon hôte étant très occupée à faire danser les turbans sur la plage, je dois maintenant trouver un bus allant dans le centre de Bastia. Je n’ai pas mon permis, je suis la parisienne qui rêve de caravane mais qui n’est même pas fichue d’avoir son permis, tant pis, tous les moyens sont bons pour vivre d’amour, d’aventures et d’eau fraiche …).

Manque de bol, le prochain bus est dans 1h. 60 petites minutes ou 3600 secondes à tourner autour de l’aéroport de Bastia, à observer les Corses pour savoir à quel point la légende dit vrai, je me suis fait une image d’eux solidaires, au caractère bien trempé et vivants. Certains m’ont dit qu’il n’était pas aisé de se faire accepter et que si l’on faisait une saloperie dans le dos de la mauvaise personne, il faudrait mieux courir plus vite que son ombre. J’ai toujours aimé la bonté et le caractère.

Ca y est, le bus est là, le chauffeur très gentil prend mes bagages en main, je m’installe, il ne me demande pas de billet ni d’argent (il me le demandera à la fin), je suis surprise, il démarre. J’observe le paysage à travers la vitre, nous longeons la mer, je repère déjà une plage (L’Arinella), ce sera celle qui me sera plus facile à atteindre avec mes deux gambettes, du centre de Bastia, j’ai hâte, hâte, hâte, je vais passer un mois en Corse! La vie est belle. J’arrive sur une place en face du port de Bastia, mon amie est toujours à la plage, loin, il y a tout un tas de bars qui ornent cette place, et des enfants qui courent autour des attractions saisonnières, je décide de me poser là, avec mes sacs et mon envie pressante.

21457993_10155156698199102_2140144734713873900_oEnfin la voilà ! Chargée d’excuses, elle est toujours elle, Corse ou Parisienne avec son sourire de profiter du moment présent qui m’a fait bien profiter de la vue sur le port et ses ferries dont certains ont la singularité d’être décorés de Titi et Grominets, certainement un fan dans la mafia Corse qui s’est tapé un trip (là c’est moi qui me tape un trip). Elle est accompagnée d’un ami, un adorable Corse qui me prend d’office mon sac à dos de rando bien chargé. La ville est rustique, et colorée, certains bâtiments sont rénovés d’autres non, celui de ma copine ne l’était pas encore, je n’avais jamais monté des marches aussi hautes, c’est sportif, il y a 4 étages à monter avec la sensation d’en faire huit, mais heureusement, un homme porte mon sac et je dois dire que c’est agréable, je découvre un charmant petit appartement. Tout me charme, je suis dépaysée.

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Après une douche revigorante nous allons prendre un mini bus gratuit dont l’arrêt se trouve juste à côté de l’office du tourisme. On nous dit ici que parfois les chauffeurs se donnent la liberté de ne pas prendre les touristes, qu’ils sont réservés aux habitants de Bastia, ma copine se permet donc de signaler fièrement que cela fait un an qu’elle est Corse ! Sacre bleu ! Nous n’aurons jamais aucun problème avec les très sympathiques chauffeurs de bus.

Nous arrivons donc pour la première fois et non pas la dernière à cette fameuse plage que j’avais remarqué auparavant derrière la vitre d’un bus. L’Arinella.

Une grande respiration de l’air Corse, le sable est chaud, la forte et douce énergie ambiante me submerge avant de me laisser complètement submerger par la mer. La mer… ses longues étendues d’eau salée, elle m’avait manquée, ici ou là, elle est irremplaçable, mystérieuse, salvatrice, impressionnante, revigorante, méditative qu’elle médecine spirituelle et corporelle. Ce jour là, un virulent incendie démarra vers Bastia. Durant mon séjour j’apprendrai par des Corses et journaux qu’il serait criminel “On sait qui c’est nous! Et il ne va pas s’en sortir comme ça! Et ce n’est pas la gendarmerie qui s’en chargera!” Ca y est je me sens comme dans un film du pays. Une lourde pensée pour tous ces héros qui ont lutté contre les incendies ravageurs de cet été. Le soir venu, nous dinerons au Komptoir, quai des martyrs, face à la mer, mon amie, sociable comme elle est, y a déjà quelques habitudes, et je n’en suis pas surprise. Le serveur nous offrira alors un très bon accueil. Durant ces vacances nous feront different bars et restaurants, toujours bien accueillis. Je noterai mes préférences :

  • Le bar “Chez Pigalle”, terrasse face aux mats des bateaux du port et sous le regard de l’église Saint Jean. Très bon accueil, j’y retournerai à chaque fois que ma copine donnera un massage (elle est masseuse). J’aime l’ambiance cosy, les cocktails sont bons, j’aime la musique un peu Oldies, c’est le parfait endroit pour bouquiner, penser, (charger son portable) et se prendre pour un grand écrivain avec un cocktail à base de whisky (C’est “corsé”)
  • Les terrasse de la place du marché, j’ai adoré me laisser bercer par la musique Corse lors des concerts gratuits qui se déroulaient sur la place le Mercredi soir. C’est aussi un excellent plan pour les parents, les enfants gambadent sur la place lorsqu’ils ont finis leurs plats, jusqu’à tard. C’est plein de vie et charmant.
  • L’Alba : Mon amie Laetitia vous dira que “c’est le bar d’Angèle”, musique, Dj, c’est cosy et tu peux gentiment et discrètement relooker les bastiais et Bastiaises sur leurs 31 en sirotant ton cocktail ou ton verre de vin.
  • Le black-Sheep, karaoke, ou nous pouvons exercer nos talents de chanteuses après un shot encourageant
  • Les restaurants de la citadelle, incontournable, je n’en ai fait qu’un, mais je peux vous dire que les terrasses sont classes et que la vue est magnifique, diner en amoureux réussit à coup sûre.
Ce sera loupé pour mon diner en amoureux ce coup-ci. Malgré de franches rigolades à fantasmer sur le Corse de nos rêves, aucune d’entre nous n’avons trouvé homme remportant sur le fantasme. En revanche, j’aurai gagné du rire, et des amis extraordinaires.
Aurelie nous fera régulièrement profiter de sa joyeuse et belle personnalité et nous accompagnera en voiture afin de nous faire découvrir différents endroits tels que :
Erbalunga magnifique petit village plein de charme, l’endroit parfait pour un artiste en quête d’inspiration, pour des amoureux, ou pour des ami(e)s rêveuses(r). Je ferai sur les rochers une belle méditation improvisée, et j’aurai beaucoup de mal à quitter ce charmant petit lieu plein de magie
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La Conca après quelques bars sympa à Saint-Florent, c’est là où nous festoierons, invitées par des organisateurs croisés en voiture. Bien que la clientèle soit un peu jeune, lieu est magnifique, en extérieur, idéal pour faire la fête et élaborer de charmantes techniques de dragues, on nous appellera au micro et nous offrira des verres (mais chut, je n’ai rien dit).
-La randonnée
Deux formidables amis de Laetitia m’ont permis de pratiquer l’une de mes grandes passions : La randonnée. (Merci à : Christophe et Fred) Blessée depuis plusieurs mois (syndrome de la bandelette ilio-tibiale) je ne pouvais pas me lancer dans l’excitante aventure du GR20 (l’une des plus belles, sportive et grandes randonnées d’Europe, très connue des hikers), mais ces deux belles personnes, passionnées, m’ont fait passer des moments formidables… Ainsi j’ai pu faire des randonnées plus accessibles. 2 Aout : Pour le jour de mon anniversaire, et je remercie encore l’univers pour ce cadeau, j’ai décidé de me lever aux aurores et de partir avec Fred et une amie à lui, faire la plus sportive et belle randonnée depuis mon arrivée, le mont Stello (u Monte Stellu en corse), souvent considéré comme le plus haut sommet du Cap corse, avec 1 307 d’altitude (dépassé par son voisin, la Cima di e Follicie (1 322 m)), m’offrant au sommet une vue à 360 degrés sur la mer et les montagnes et durant laquelle tous ces papillons m’ont offerts une danse délicate et merveilleuse. Ce soir là nous festoierons les 29 tours autour du soleil que je venais de franchir.
Le 3 Aout, je m’en vais chercher mon fils qui est de son côté en vacance à Calvi avec son père, un ami de Laetitia nous prête son appartement situé prêt des eaux turquoises et transparentes de l’île rousse, nous avons très peu dormi.
Je prends le train de l’île rousse à Calvi vivement conseillé car il longe les côtes et les plages. Je ne suis pas déçue de la poésie du voyage, l’émerveillement est encore là, debout (pas de sièges) collée à la vitre.
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Enfin mon fils est de retour dans mes bras, quel plaisir d’être mère, de jouir d’un amour aussi inconditionnel, la chaleur de ses bras m’avait manqué, son sourire, ses blagues, son regard, ses mots d’amour, ma deuxième partie des vacances va pouvoir commencer. Nous filons partager un moment mère-fils à la plage la plus proche de la gare de Calvi, magnifique plage entourée des montagnes imposantes mais douces à la fois ou nous avons pieds loin, loin, loin, les enfants peuvent barboter en sécurité tout en jouissant d’un somptueux paysage. Le lendemain nous prendrons énormément de plaisir sur la plage de l’île rousse, Joshua (mon fils) adore mon amie Laetitia, elle a gardé son âme d’enfant, ils communiquent avec brio et éclats de rires.
Le 4 Août Son amie Aurelie, qui est maintenant une chère amie pour moi également, viendra nous chercher en voiture dans l’appartement de notre Hôte, nous retournerons à la plage de l’île rousse puis avant de quitter la ville nous ferons une petite randonnée vers la Tour de la Pietra.

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Nous reprendrons ensuite la voiture direction la plage de Pietracorbara. Cela deviendra la plage préférée de mon fils. Après une petite nage sportive nous accéderons à un carré flottant ou il pourra plonger et se poser à sa guise pendant que je regarderais les poissons avec mon masque tubas nouvelle génération (prêté par un petit garçon) et peaufinera mon bronzage à coup de “Waow”, “Non, là c’était pas terrible, tu as fait mieux la dernière fois”, “Bravo champion !”, “Maman est fière de toi” en réponse au traditionnel et enjoué “Regarde maman!”, il se fera beaucoup de copains et perfectionnera assez rapidement ses plongeons. Je rencontrerai pour ma part d’adorables parents dont l’un d’eux me conseillera de faire un tour vers la plage du Lotu avant de retourner à la grisaille parisienne. C’est un autre ami de Laetitia qui nous emmènera à cette plage (Jean Luc), nous prendrons un bateau navette de Saint-Florent, agréable ville de la haute Corse, pour l’atteindre (tour en bateau “tchek”), comme des enfants, trop habitués au métro parisien, nous nous ruâmes à l’arrière du bateau pour profiter du paysage et des éclaboussures du moteur. Petit à petit l’eau devient plus clair jusqu’à devenir complètement transparente. Nous arrivons… Le paradis c’est donc ça, une plage éloignée de la pollution, entourée de verdure, une eau d’un bleu turquoise magnifique, transparente, des oiseaux, des poissons, mon fils, des amis et une sympathique cabane sauvage, tenue par de jeunes saisonniers, accessible après une petite marche sur un sentier, pour se désaltérer ou manger un bout. Après cette superbe journée à barboter et papoter il ne nous restait qu’à voler. Jean Luc démarre son ULM, le temps de faire quelques photos et je me prend pour Saint-Exupery, mon coeur fait un bon et j’oublie tous mes soucis, mes sens sont en éveil, je me laisse alors emportée par les vents, ébahie par tant de beauté. Nous passons au dessus des montagnes, de la mer, de la plage du Lotu. Jean-Luc m’en met pleins les yeux, et je ne sais plus quoi dire, je regarde, j’écoute, je vies et je prends les virages au dessus de l’eau turquoise en remerciant le ciel. J’atterrie, le cerveau encore dans les airs et je laisse la place à mon fils, qui tout comme moi, en gardera un souvenir mémorable. Nous rencontrerons plus tard les amis et collègues de Jean Luc, qui ont pour mission de faire voler les humains près de Saint-Florent lorsqu’ils ne sont pas ailleurs. Il ne nous reste plus qu’un jour avant notre retour. Je nous ai organisé pour ce dernier jour une magnifique balade à cheval de 3h entre mère et fils. Nous retrouvons l’adorable maitre du centre équestre à la gare de Borgo (pas de permis…) qui nous accompagne jusqu’au→ranch cavallieri indi stella ←, 3h de ballade jouissive dans la nature, dont une partie dramatiquement brulées par les incendies récents, mais ne manquant pas de charme. Nous arrivons à un Lac ou nous passons un moment magique à nous baigner avec les chevaux… Déconnection totale et émerveillement réussit.
Nous poursuivrons pour ce dernier jour à la plage préférée de mon fils avec nos remplaçants, Angelo et Salvatore les célèbres italiens parisiens. Nous somme le 11 Aout, il est très tôt, nous partons de chez Laetitia sans trop de bruits pour ne pas réveiller les arrivant fêtards, j’avais promis à mon fils que nous regarderions le lever du soleil avant de partir… Moment paisible et privilégié pour dire au revoir à la Corse.
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Plage paradisiaque, randonnées dans les montagnes, Ulm, balade à cheval, baignade dans un lac, bateau, tubas, copains, fiestas on aura tout fait, même le lever de soleil, comme tu me l’avais demandé mon fils.

Opération réussie, on a juste faillit louper l’avion, mais ce sera un acte manqué, après une mission impossible à l’intérieur de l’aéroport, en sueur, le rire au coeur, et des images plein la tête, nous embarquerons quand même.

On rentre sur le “continent” pour de nouvelles aventures “petiot”. Mais sur reviendra …

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